Pop... out

Le dernier rituel

Ça fait du bien de ne rien dire pendant deux mois. Tel l’anonyme du net que je suis. Je me trimbale de blog en blog, tel un chapeau mou. Je ne quémande rien, je ne donne rien et je ne reçois rien. Peinard. Je n’écris rien car je n’ai rien à dire. D’ailleurs, le silence est une corde sur laquelle on tire que trop rarement. Ce serait bien, rien qu’une fois, de forcer ce silence. Clac. On tire la corde. Elle rompt. Bruit sourd. Silence. Je le répèterai à l’infini ce mot… le seul et vrai abrutissement. Se répéter ad nauseam que le bruit n’est que ça… trois petits points de suspension.

Et puis avoir la gueule décharnée au premier coup de sang. Donner au volant ce coup sec qui nous fait aller dans le décor. La gueule abrutie par le sous-tube qui danse sur les ondes depuis quelques jours. La gueule aplatie tout court.

Que mettre en ce début de mois d’octobre ? Quel morceau s’autorise à singer ce qui a été déjà écrit ? Qui prépare le Dernier Rituel façon Cérémonie Exutatoire ? On ira cracher sur vos crachats ? Vider l’air de votre cache, puiser le peu de liberté qui reste ?

C’était bien de ne rien écrire. Mais je ne suis qu’un pauvre con qui veut faire comme tout le monde.

It’s kinda strange, like a stormy sea.

Pop out is back, I feel bad.


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De pied mort

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Lorsque les français ne gagnent pas à leur jeu de baballe préféré, ils donnent le sacrement ultime à une idole désormais perdue. Un coup de boule et tombent les larmes. Une tête est tombée. Un roi meurt en silence. Il nous reste des lendemains de fête aux allures de pétard mouillé, un champ lexical fortement réduit et quelques gueules de bois monumentales. Comme à l’accoutumée. A chaque descente dans la rue, l’enculage de mouche reste l’activité préférée du pékin moyen.

Quitte à travestir le quotidien sous une montagne de sentiments fraternels mielleux et sans lendemain, autant oublier que le chant de gloire n’est qu’une bulle qui éclate à la première contrariété. Ce n’est qu’un jeu, comme qui dirait l’autre. Le silence, aussi, est un jeu, beaucoup plus pénétrant que les cirques actuels et à venir. Il est remballé le grand chapiteau, Monsieur Loyal renvoie un rictus fatigué, le clown n’a pas fait rire et les enfants n’ont guère apprécié le numéro des pachidermes. La permanence audio-visuelle n’est qu’une baudruche.

Qui tient les manchons de la charrue durant ce temps ? Quel est le mérite de celui qui dévore sa vie à pleines dents ? Quelles sont nos zones-limites ? Qui est assujetti à un jeûne de l’esprit, après ces orgies ? A l’égard de ce néant, suffit-il juste de l’ignorer et vivre ou de vivre et le penser ?

C’est l’histoire d’un possible, d’une culture alternative et personne n’ira In my head (mp3) pour se soulager.
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Sacre du tympan

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Commençons par un simple constat : un petit tour sur des sites consacrés à la musique (magazine, webzine, audioblog, blogtoutcourt) qui sélectionnent, analysent, décortiquent les disques de nouveaux ou de vieilles gloires devrait noyer d'amertume tous les fans de musique. Le choix se révèle épineux, à la fois pour les oreilles et le porte-feuille. J'imagine sans peine que nous autres, tripatouilleurs de lecteur MP3, sommes quelque peu hagards devant les commentaires riches en enseignements de tous ces érudits. Nous ressemblons fortement à ces moutons égarés, ces âmes gloutons en peine : quels MP3 écouterons-nous aujourd'hui ? Et là, la lumière se fait, grâce à quelques traits lumineux, ramenant de l'ordre dans nos sens troublés par tant de décibels. Que la Grande Clé de Sol soit bénie, que le Splendide Ut soit honoré pour les 20 générations à venir ! Amen !

A force de regarder mes oreilles, en quête de sons, j'ai décidé d'ouvrir aussi mon bavoir. Car coincé entre les youplazoum point net, les je me pose là.com et autres dépressifs du verbe, il n'y a pas de raison que je ne participe pas à la pollution ambiante. Oui pourquoi ne serai-je pas aussi un prescripteur du mp3 ? Après tout, moi aussi, j'ai une discothèque plus haute que le mur de ma tante. La différence est lorsque je veux le sauter, je me vautre sur une autre pile de CD. De ces basses considérations égotistes, j'espère ne pas éprouver un jour la bêtifiante sensation d'être nécessaire ou de servir à une cause quelconque. Histoire de ne pas faire perdre un temps inutile aux gens. Aux labels. A la SACEM. A la critique consensuelle.
Nous sommes après tout sur le Net, les "autoroutes de l'information" comme on disait dans le temps, la Toile, mère maquerelle de la Grande Illusion de la liberté retrouvée. Bibi est content, il a ouvert un blog musical … A lui le baril de pétrole à 100 dollars, le tuning dans ma future grosse bagnole.

Suite au prochain sujet (et pas post).


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À propos de l'auteur

La tradition veut que j'utilise cet espace pour vous signaler que les mp3 que vous trouverez sur ce blog ne sont disponibles que quelques jours (ça dépendra de mon humeur) et si le fisc ne vous a pas encore tondus, pauvres que vous êtes, d'acheter les disques proposés... Si vous désirez me joindre, une seule et unique adresse [outpop_@_gmail.com]

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