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Poussières d’étoile

On quitte quelques temps un navire, peu enclin à nous enivrer de ses mots. On revient avec le même sale goût de décomposition dans la bouche. Si ce blog tient lieu de rubrique nécrologique, autant tester le saut de l’ange. Une chute finale. Point. C’est si simple de glorifier le passé d’un mort. Nous sommes au 20 heures de la domestication des esprits. Rendons notre cerveau disponible et buvons du coca à la gloire d’Arthur Lee. Trinquons à cette langue larmoyante que l’on ne parle plus impunément, mais qu’on respire et accepte. Buvons à la mémoire d’Arthur Lee, qui fut le premier en tout mais le dernier à mourir.

Nous étions heureux dans les années 60, tout était mieux dans les années 60. Il suffisait d’une révélation au coin de la rue, pour être tenu à participer à la grande fête orgiaque. Que reste-t-il aujourd’hui ? Une immense gueule de bois et quelques poussières d’étoile.


Tomorrow never dies

Ça sent la naphtaline. Celle que l’on utilise pour embaumer nos morts. Ça sent le patchouli et la larmoyante assemblée des scripteurs qui, de leur verbe endormi, tente de re-donner un souffle de vie à un mort. Qu’importe que Barrett soit mort depuis longtemps, on fête aujourd’hui Syd. Les parasites mortifères se réveillent. Et on imagine ceux qui se replongent dans ses disques, ceux dont on ne se souvenait même plus l’existence.

C’est ainsi. On consomme du mort. Mais en 1967, c’était autre chose.


À propos de l'auteur

La tradition veut que j'utilise cet espace pour vous signaler que les mp3 que vous trouverez sur ce blog ne sont disponibles que quelques jours (ça dépendra de mon humeur) et si le fisc ne vous a pas encore tondus, pauvres que vous êtes, d'acheter les disques proposés... Si vous désirez me joindre, une seule et unique adresse [outpop_@_gmail.com]

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